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28 mai 2011

09h30. Une certaine effervescence règne ce samedi matin devant le café du Burgaud: Les citoyens du ciel se retrouvent pour la 7ème édition des ailes du partage. La mise en place d'un tour aérien solidaire est toujours compliqué : Elisabeth et Paula sont arrivées la veille d'Espagne à bord d'une voiture somptueusement décorée et prêtée par la société Rehatrans de Madrid, les locaux se déplacent en Doblo mis à disposition par le concessionnaire Fiat.

 

Un briefing digne d'un Paris-Dakar est organisé‚ au café du Burgaud ? Bon, peut être pas...

Nous accueillons 3 nouveaux arrivant: Bernard et Geneviève qui nous arrivent de Gap et  Rémi, qui au dernier moment, renforcent notre équipe sol. Cette année beaucoup de nouveauté au programme, 4 ULM et 1 avion d'assistance se préparent. Les 3 ULM se rassembleront en vol sur Pontlevoy, le 4ème nous attend à Bayonne et l'avion fera la navette entre Auch, Amboise, Figeac et Angouleme pour assurer la venue du reste de l'équipe.

 

Au sol les voitures décollent aussi pour Pontlevoy. Notre Tour reprend ses marques les amis, arrivée des ULMs à 18h55 et des véhicules à 19h15. Presque parfait!

La 1ère journée, bien remplie, s'achève chez l'habitant, dans le local de l'aéroclub de Pontelvoy ou dans la tente sous les ailes des ULM, nous avons le choix du couchage ce soir.

Arrivée à 22h20 local. Pour l'équipe Parisienne. Nous récupérons les livres du "Petit Prince". La fondation Antoine de Saint Exupery pour la jeunesse qui est aussi un de nos nouveaux partenaires du Tour nous suivra tout au long du Parcours et participera au bonheur des enfants en leur offrant ce merveilleux livre, symbole du rêve.

Paris by night un samedi soir ? Quelle erreur, nous nous couchons à 02h20 le matin?

Demain sera un autre jour, mais nous serons encore présent. A suivre !

Lire le jour 2...


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29 mai 2011

Réveil à son rythme pour l’équipe de Pontlevoy qui se retrouve dans la matinée sur le terrain et procède à l’installation des équipements de Sécurité pour accueillir les enfants. Dans une synchronisation parfaite le camion et la remorque arrivent de Toulouse, tandis que les Bretons arrivent de Bretagne. Les retrouvailles sont joyeuses, Vincent se remet aux fourneaux rapidement avant que l’hélicoptère n’arrive.

Pendant ce temps l’équipe Parisienne s’active …

 

11h00. Notre équipe est aux portes de l’héliport de Paris / Issy-Les-Moulineaux devant les locaux d’Ixair, notre transporteur de symbole.

Pourquoi cette étape ? N’oublions pas que nous célébrons le centenaire de la première course Paris – Madrid qui partit d’Issy en 1911. A quelques jours près nous sommes dans les clous !

En 1911, deux concurrents se sont posés à Pontlevoy. Ils s’étaient perdus. Cette étape est aussi pour nous l’occasion de boucler une boucle car en 2010 nous nous sommes aussi un peu perdu… avec l’administration !

Une nouvelle expérience pour notre équipe. Le décollage en hélicoptère de cette piste nous pince le cœur, nous sommes bien sur les traces des pionniers. Le repas est juste terminé quand l’hélico survole la base ULM de Pontlevoy et se pose sur la  piste avec Laurence, Elisabeth, Paula, Bernard et Jean Paul. Vous pouvez imaginer l’excitation des enfants à notre descente. L’objet de leur rêve se posant magiquement là devant leurs yeux. Certains n’y croient pas.

 

Pourquoi ces fous volants font-ils cela pour nous ?

Les enfants de la merisaie que nous avions rencontré en octobre 2010 se retrouvent autour de nous, nous chahutant et hurlant leur bonheur. L’année passée nous n’avions pas obtenu à temps l’autorisation préfectorale. Cette année, il en sera autrement ! On ne nous y prendra pas deux fois ! Laury, une des aviatrices en herbe de 2010, se demande si nous la reconnaissons. Elle est stupéfaite lorsqu’elle découvre qu’un de ses dessins fait parti du futur livre (que nous éditerons lorsque les finances seront meilleures… Avis aux bonnes âmes, ne vous abstenez pas nous avons besoin de chaque centime car éditer un livre coute cher !!!).

 

Pour cette nouvelle édition, nous demandons à ces futurs aviateurs en herbe de commencer une fresque qui sera exposé lors du Family day d’Airbus de Getafe. Ils n’en croient pas leurs oreilles. Leurs dessins seront vus par 40.000 personnes !

La mécanique des citoyens du ciel bien huilée revient sans effort et les nouveaux observent et s’intègrent naturellement : préparation des diplômes, vérification des autorisations parentales, cartons d’embarquements, tampon et préparation de leur cadeaux. Cette année, ils auront droit à une maquette d’hélicoptère, au livre « Le Petit Prince », et autres petits présents.

Les embarquements s’enchainent dans le vacarme assourdissant de la turbine et du rotor de l’hélico. La magie ne peut que prendre. Tel une libellule qui nous salue, l’hélico s’incline et envoie en l’air ces petits princes qui n’attendaient que de voir le renard. Ils ont vu le soleil et les châteaux sous l’œil bienveillant des pilotes locaux et de Laurence. Nos hôtes découvrent un monde où l’optimisme est de partie. Cela rassure de savoir que nous ne sommes pas seuls à partager notre humanisme.



Cette journée merveilleuse tant par le soleil que par ces sourires, brille encore dans nos cœurs, et ces quelques lignes vous la font partager.

Demain, les enfants reviendront. Dans le cadre du projet éducatif de l’institution, basé sur l’aérien, les enfants auront grâce à nous effectué des vols en Avion (oct 2010), en hélico aujourd’hui, demain en ULM. Fin juin, ils feront un tour de montgolfière !

Objectif atteint, ils auront de quoi rêver pour travailler !

Lire le jour 3...


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30 mai 2011

Lever à 06H45 car aujourd’hui nous enchainerons les vols de baptêmes en ULM et nous partirons pour Angoulême, troisième étape du centenaire.

La météo incertaine nous pousse à anticiper le début des vols. Qu’à cela ne tienne, les enfants acceptent de se lever plus tôt et nous retrouvent au terrain à 08h50. Nous nous pressons car les nuages menacent et c’est sous quelques rafales de vents, que nos premiers aviateurs embarquent.

Pendant que les enfants continuent la fresque d’autres volent et découvrent leur institution vue du ciel.

 

« Finalement elle est bien petite notre institution et le monde est bien grand. »

Paroles pleines de sagesse que nous capturons et vous livrons sans détour. Voilà qui leur ouvre d’autre frontière et contribue à leur envie de se battre. Nous en sommes fier.

Malgré ces bonnes intentions, la météo elle, n’attends pas et nous menace. Nous sommes obligés de raccourcir le temps de baptême et même d’arrêter les vols le temps d’une averse. Les enfants rassurés que nous n’annulions pas tout en profitent pour se restaurer et engloutir les bonbons que nous leur avions mis à disposition. Reprise des vols et remise de diplômes s’enchainent rapidement car notre fenêtre météo se réduit dangereusement. Les enfants comprennent et nous serrent dans leur bras. Nous leur avons donné du bonheur et ils nous le rendent au centuple par leurs étreintes appuyées. Heureusement que nous devons partir vite, cela évite que les larmes ne se transforment en pluie.

Nous nous ressaisissons et nous lançons le départ. V1 (Voiture 1) en tête pendant que les autres rangent le matériel. Pilotes au pied de leurs destriers, copilotes regonflés par l’honneur qui nous est fait, toute la caravane des citoyens du ciel vient de partager ses ailes.  Il est temps de partir. Le vol est turbulent, des cumulonimbus se forment rapidement, mais l’ange Gabriel veille, sans rien dire depuis sa tour de contrôle. Assistance coordination opérationnelle vol et sol, des messages sms se perdent dans l’immensité de l’inconnu, mais bon il faut bien leur pardonner, ils n’ont pas l’habitude de gérer émotion profonde et nature capricieuse ! Nous serons compréhensifs.

L’accueil de l’aéroclub d’Angoulême est également à la hauteur de notre évènement. Patrick nous ouvre leur hangar et pousse leurs appareils. Ils partagent ainsi à nos cotés  l’action que nous menons. La solidarité de tous les citoyens du ciel, que nous soyons pilotes d’ici ou d’ailleurs,  joue son rôle. Nos fragiles appareils dormiront à l’abri grâce à eux. Merci. Transfert des équipages au camping pour un repos mérité. Demain, les conditions météo s’annoncent mauvaises, mais nous commençons depuis toutes ces années à y être habitués.

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Angoulème - Itxassou / San Sebastian

31 mai 2011

Aujourd'hui nous n'avons pas eu de baptême avec les enfants mais nous avons suivi nos escales historiques. Angoulême et Biarritz. Merci aux autorités aéroportuaires pour avoir offert aux citoyens du ciel, la gratuité des taxes d'aéroport. Est il besoin de parler de solidarité ? Non, elle existe.


Laissons parler nos coordinateurs sol, nos copilotes et nos pilotes :

 

Vision Coordination sol (Joelle)

Le réveil est matinal, le petit déjeuner  englouti, le point météo un peu pessimiste… qui nous oblige à revoir notre copie : finalement nous nous poserons dans un 1er temps à Mimizan sur les conseils de Gaby, en passant par Libourne et Saucats.

La voiture de tête démarre comme prévu à 8 h, suivie dans l’ordre par les pilotes, les copilotes, les derniers à quitter le camping, sont en charge de la vérification du nettoyage des bungalows.

Gaby en liaison téléphonique quasi permanente nous communique le moindre mouvement des nuages, le moindre souffle de vent. Jean Paul dans la voiture de tête scrute le ciel et confronte ses observations avec celles de Gaby. La fenêtre est étroite pour décoller, mais nos petits oiseaux du ciel sont bien protégés, on veille sur eux et sur le confort des équipages.

Tout le monde se retrouve à Mimizan ou l’accueil de l’aéroclub est particulièrement chaleureux. Pendant que Vincent et Olivier nous préparent en quelques instants un très bon repas, les pilotes sont informés  que la prochaine étape se fera à destination Bayonne et non d’Itxassou, toujours à cause de la météo. Nous apprenons alors qu’un exercice de déroutement était prévu, nos 2 compères farceurs nous avaient concocté un programme spécial  pour tester le programme de la cellule de crise fraichement mise en place, toujours dans l’optique d’améliorer la sécurité, cheval de bataille des citoyens du ciel !

La réorganisation s’impose : nous commençons à rechercher un hébergement de secours sur Bayonne. Le repas avalé, nous reprenons la route, les ULM, obéissant au doigt et à l’œil acéré de Gaby décollent, aussitôt suivis par l’avion, destination Bayonne. Gaby du haut de sa tour de contrôle guide tout ce petit monde qui arrive à bon port : nouveau regroupement, et nouvelle décision, nous repartons finalement vers Itxassou. La météo si capricieuse fait un break, et nous permet ce petit saut de puce.

Nous nous retrouvons tous à Itxassou, sur ce terrain qui nous accueille depuis 4 ans très régulièrement à bras ouverts. Ce soir les bretons ont prévu une soirée galette /cidre. Le ciel est dégagé, le vent retombé, le paysage reposant. Lla soirée s’annonce belle.



Vision copilote ULM (Xavier)

Nous voici à Itxassou pour la 3ème édition. Etape difficile, pour nous copilote en chaise roulante, car le confort est minimal et les accès difficiles en montagne Basque, mais on aime cette plateforme comme elle est. Nous devons nous adapter aux mêmes conditions que les personnes valides et c"est aussi cela les "Ailes du partage". L’âme qui envahit l’espace me rappelle au bon souvenir de Jean-Louis, le mécanicien magique d'Itxassou parti trop tôt et nous ayant laissé le bonheur d'avoir vécu de bons moments avec lui.

Il est vrai qu’après une journée marquée par plusieurs atterrissages et décollages depuis Angoulême, via Mimizan et Biaritz, un survol de l’océan et des boucles à 1500 pieds autour d’un rond-point virtuel au-dessus de Novembre-Alpha, se poser en ce lieu d’Ixtassou apporte un réconfort certain. Si tant est qu’on en ait besoin.

En ce qui me concerne, Chapi, après 8 mois d’abstinence, reprendre les autoroutes aériens me fait du bien. Reprendre le chemin du partage avec ces vauriens de citoyens est un plaisir certain. Oui, on pourrait écrire des lignes, mais les mots ne pourront jamais décrire assez fidèlement les sensations et émotions qui m’animent en ces instants. Je veux juste le traduire par le bonheur que, demain, j’espère apporter aux enfants, futurs citoyens.

 

Vision copilote Avion d'assistance (Geneviève)

Au petit jour ce matin, la météo sur Angoulême nous semblait clémente, mais après un point détaillé avec Gaby, nous avons pris la décision d’accélérer le départ de tous.  Un front météo nous arrivait dessus du nord. Nous avons été agent "d'opération", bagagiste, et assistant PMR pour le départ des ULMs. 30 min plus tard nous décollions en direction de Mimizan, lieu de rendez-vous pour tous afin de partager le repas de midi. Après un vol à 3000 pieds au raz des nuages, l’approche à Mimizan était assez mouvementée: 15 nœuds de vent plein travers. C’était assez inquiétant de poser dans ces conditions, ça bougeait beaucoup en finale puis près du sol, mais l’atterrissage s’est fait tout en douceur. Bravo Vincent. Peu après le poser, Vincent La Cuisse nous servait gentiment à boire avec du saucisson. Tout simplement adorable.

Vers 15 heures, suite aux 3 ULM, nous avons décollé pour Biarritz. Nous avons longé la côte. La marée était haute et agitée. Des gens, sortis de nul part, se promenaient sur la plage. Nous avons même pu voir un golf bien vert, en train d’être tondu, au milieu de la sécheresse de cette côte. Tout à fait étonnant. Puis nous avons contacté l’aéroport de Biarritz. Après un 360° avant la croisée des pistes, au dessus de la ville, nous avons pu rejoindre le circuit pour atterrir.

Après avoir trouvé la sortie de la piste, nous avons attendu derrière un A320 d'Air France pour aller chercher de l’essence ! Je n’ai pas vécu le départ pour Itxassou, mais bloquer le push-back d'un avion de ligne pour nous laisser décoller en patrouille, nous les p'tits je vous laisse imaginer la fierté. C’est unique ! Merci et bravo aux citoyens du ciel d’exister.


 

Vision pilote ULM (Bruno)

L'accueil du club d'Angoulème a été merveilleux et nos 3 machines ont pu être abritées grace au grand rangement des machines du club dirrigé par Patrick le président. Ce mardi matin, point météo et fenêtre de départ pour un départ vers Mimizan sont mises au point avec Gaby depuis son poste de contrôleur à Biarritz.

Départ 9h40, un vent de nord ouest va nous porter par le 3/4 arrière jusque Libourne. Sur ce parcours, toujours beaucoup de turbulences (elles ne nous ont pas quittées depuis Toulouse) et mettent à rude épreuve le "rangement" de nos ULM, l'estomac de nos copilotes et parfois les nerfs pourtant solides (!!!) des pilotes. Une chose nous frappe cette année, c'est la précocité des teintes claires et jaunes des champs que nous survolons, la sécheresse n'est pas qu'une élucubration de journaliste.

Passé Libourne, notre point P1 de report pour l'équipe Sol, nous continuons par le survol des vignes du bordelais, le passage superbe de la Garonne proche de son estuaire, puis la tanjente de Bordeaux vers Saucats et le début de survol des Landes. Nouveau cap en suivant l'autoroute, le vachage n'est pas évident et les coupes d'arbres même si elle semblent accueillantes peuvent cacher le piège de souches non arrachées ou de trous de souches. Mimizan se profile au loin, la côte apparait également ainsi que les dunes du Pylat avec leur jaune tranchant sur l'horizon. Approche de Mimizan, parachutisme en cours, semi directe 21 et posé avec un peu de vent de cul. L'équipe sol est rapidement rassemblée, synchro presque parfaite. Pas d'apéro, on revole ou on reroule tout à l'heure.


Le départ est sonné toujours par Gaby notre chef d'orchestre météo pour un départ vers Biarritz. L'approche de Biaritz est une première pour moi et c'est la totale : Mise en attente au point NA puis autorisation de transit en verticale et renvoi vers point S puis une nouvelle attente. Enfin autorisation de rejoindre la vent arrière  et l'aventure de la journée se termine... non, re-changement de programme, dame méto se fait plus clémente et nous autorise à rejoindre notre base historique d'Itxassou. Gaby qui a quitté sa tour de contrôle, nous rejoint, nous brieffe et nous accompagne sur ce dernier tronçon de la journée. Une superbe journée de vol aux multiples facettes, que du bonheur.

Lire le jour 5...



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Lors de notre Escale précédente (Angoulême le 30 mai) nous avons oublié de vous annoncer que Cédric, un de nos copilotes handi a été contraint, pour raison médicale, de déclarer forfait. Ce fut un coup dur car l’assistance sol est réduite au strict minimum et chacun d’entre nous compte. Cédric devait alterner les vols et la conduite au sol.

La coordination du Tour prend rapidement les décisions qui s’imposent : son absence nous oblige à annuler la participation en vol du Vega faute de conducteur au sol.

Bruno et Gaby voleront en alternance sur le Nynja prêté par Philippe de Bestoff, ce qui donnera 1 pilote au sol en alternance. Quand à notre cher Président, il devra se résoudre à prendre place à bord du véhicule de tête en lieu et place du Vega qui devait ouvrir la route avec lui.

 



Mercredi 1 juin 2011 à ITXASSOU – BURGOS

Réveil matinal, comme d’habitude, mais il en faut plus pour briser le moral des citoyens du ciel. Nos deux cuistots nous concoctent un succulent petit déjeuner avec des crêpes bretonnes oui oui ! il en restait (hier soir les bretons nous ont gâté galettes, crêpes avec caramel au beurre salé, confiture de mûres ou de coing, tout ça fait maison et cidre d’exception bien entendu), qui a dit que nous nous laissons abattre ?

Nouveau coup dur pour l’équipe : la nuit ayant, malgré elle, porté conseil,  nos conditions de « tour » difficiles ont eu raison du dos de François. Des antécédents sérieux l’obligent à nous quitter.

Seconde situation de crise qui oblige l’équipe d’organisation à se  reconfigurer en « vol ». Après deux heures de prise de tête, le Véga de Gaby, (précédemment annulé), prendra la place du FK9.  Convoyage du pilote en vol entre Itxassou et Biarritz pour gagner du temps, car les enfants de Burgos nous attendent pour 16h30 cet après midi.

Les téléphones portables espagnols prêtés par la fondation Airbus Espagne, sont répartis et la voiture de tête peut démarrer, direction Burgos. Les volants arriveront longtemps avant  les équipes « sol ».  Cette année nous apprécions l’avion d’assistance car c’est lui qui assure le transfert des chaises roulantes entre le départ et l’arrivée. Cela évite au véhicule de tête (V1) de prendre des risques inutiles sur la route. Le terrain de Madrigalejo del Monte est difficile à trouver aussi V1 aura aussi en charge le balisage des chemins de terre pour accéder à la piste.

Comme en 2009, le vent est fou et nous « saoule » complètement. Nous préparons le hangar pour l’accueil des enfants de la Fédisfibur. Pour la troisième fois nous rencontrons cette sympathique association et ce sera près de 20 enfants (ou jeunes adultes en situation de handicap) qui bénéficieront de nos ailes.

16H00 : Ils arrivent (parents et enfants) tous excités, l’effervescence grimpe rapidement dans le hangar, nous n’entendons plus le vent secouer les tôles dans un bruit de tonnerre mais des conversations et beaucoup de cris à l’accent espagnol si joyeux. Les enfants s’attellent à faire leur dessin-carte d’embarquement, les inscriptions sont prises par Paula  dont l’enthousiasme si communicatif enchante tout le monde. Tchapi joue de l’accordéon et entraine les enfants dans ses chants.

Le Vega, le Nynja et le DR400 vont effectuer plusieurs rotations pour contenter tout le monde. Pour cause de vent traversier, le Tetras est bloqué au sol, sécurité oblige.

Vincent , Rémi, Philippe sont à l’embarquement, Patrice assure le parquage. A la descente des appareils, Olivier et Go sont chargés d’immortaliser les sourires, tâche qui les remplissent de joie car elle leurs permet de ressentir toute la joie et l’émotion si palpables des enfants mais aussi des parents et accompagnateurs.

Les enfants ont du mal à arrêter de dessiner sur la fresque : ils veulent tous laisser leur marque ! Ils ont compris que cette fresque sera vu par 40.000 personnes lors du Family Day d’Airbus Getafe le 05 juin prochain. Ce jour est spécial pour nos nouveaux venus. Ils découvrent le bonheur que procure nos vols sur ces enfants en difficulté physique ou handicapés moteur (IMC, Para…). Pour certain l’émotion est trop forte et nous les laisserons parler, pour d’autre, c’est la satisfaction du bonheur donné sans rien attendre en retour et à chaque descente d’enfants, la conviction que nous devrions être plus nombreux à réaliser ce genre d’action

 

La journée est épuisante : émotions diverses à gérer (vol, enfants, route, organisation, etc.), mais nos hôtes nous ont invité ce soir. L’association Fedisfibur nous a préparé un gouter-apéritif  pour nous remercier. Traditionnelle cérémonie de remise des diplômes, avec discours (où tous nos sponsors sont honorés), photos, cadeaux  (maquette d’Eurocopter et livre du Petit prince de Saint Exupery  en traduction espagnole) et applaudissements nourris.

 

A noter également la remise d’une vingtaine d’exemplaires de notre carnet de bord pour les enfants qui avaient participé à la 5ème édition des Ailes du partage. Ils découvrent dans notre livre leur dessin ou leur photo. La fierté se lit dans leurs yeux. Nous avions raison, la preuve de leur exploit doit être noté et prouvée. Cela leur permettra de mieux se projeter dans leur futur. Les cuistots peuvent se reposer le buffet était suffisamment garni pour nos ventres affamés et après une visite de Lerma, by night, nous nous écroulons (le terme est approprié) dans les lits confortable de l’albergue.

 

Témoignage d’Olivier

nouveau venu sur le Tour aérien Solidaire (Cuistot)

Vol sur Saint-Exupéry avec Gaby / Traversée des Pyrénées

C’est ma première expédition avec les citoyens du ciel et mon deuxième vol aujourd’hui en compagnie de Gaby sur son St Véga  le « Antoine de St Exupéry – Petit Prince ». J’ai attendu ce vol toute la nuit avec impatience, excité comme un gamin qui attend, qui attend la venue du père Noël un 24 au soir.

Imaginez-vous la chaine des Pyrénées sous le soleil à l’horizon et vous dire que vous allez pouvoir la survoler dans l’instant qui suit, c’est tout simplement fabuleux ! Installés dans le cockpit, Gaby met en route son Véga, laisse chauffer son moteur 5 minutes, puis on va enfin chercher le bout de la piste et là, Yo ! C’est parti  pour une longue bouffée d’adrénaline ! Merci Xavier ! Sans toi je n’aurai jamais eu le plaisir de rencontrer ces gens formidables et partager cette fabuleuse expérience.

J’ai discuté avec Joëlle le soir de notre arrivée à Burgos et nous avons pu échanger sur la richesse de ce partage entre les Citoyens du ciel et ces enfants en difficultés ou handicapés. Ils m’ont fait vibrés, après l’adrénaline, le bonheur de l’émotion pure. Là encore ca vous prend au tripes de voir l’expression de joie sur le visage de ces enfants, après leurs atterrissage ; savoir qu’on ai pu leur faire partager une expérience de cette envergure très lourde de logistique. Un an de travail pour chaque raid organisé, mais quel bonheur de partager cela. « chapeau aux organisateurs » !!!


Point de vue du vol (Gérard)


Aujourd’hui nous quittons la France… temporairement. Après une nuit dans la tente sous l’aile protectrice de nos ULM nous nous préparons à passer la frontière des Pyrénées. Notre ami François nous quitte de manière imprévue pour raison de santé. Réorganisation : Gaby pilotera un Véga de remplacement. Et c’est finalement la même équipe de pilotes qu’il y a 2 ans…

Et d’un élan commun, nous voici 3 ULM avec nos copilotes extraordinaires à l’assaut du relief et des nuages. Ces derniers sont sympas, ils se sont évaporés pour nous laisser le passage. Mais notre ami Éole est toujours là, depuis le début de notre périple. Le vent sur ce relief donne une atmosphère très turbulente. Mais tout le monde encaisse bien : les machines et aussi les copilotes ! Bravo, car ce n’est jamais agréable de se faire secouer en tant que passager.


Après avoir flirté avec les vallées, les cols, les lacs et les sommets accrochés, l’horizon s’élargit. Nous voilà parvenus au dessus des grandes plaines fertiles. Mais l’atmosphère n’est pas plus calme pour autant ! Nous arrivons à Madrigalejo (sud de Burgos). Nous abandonnons nos confrères ailés, les vautours, et posons nos roues sur la piste enherbe. Avec ce vent, la distance d’atterrissage est très courte. Et nous voilà redevenus piétons. Après l’accueil chaleureux du propriétaire des lieux, nous préparons l’arrivée de nos amis extraordinaires de l’association Fédisfibur. Nous aménageons l’intérieur du hangar gentiment mis à notre disposition afin d’abriter nos invités du froid et surtout du vent qui n’a pris aucun repos jusque là. Pire que le Mistral !

Les premiers arrivent, retrouvailles pour certains. Après les traditionnels dessins des enfants, c’est le moment de partager nos ailes avec eux. Pour cette étape, je reste au sol et assure la radio. Pendant ce temps, le DR 400 d’accompagnement et les deux ULM restant entament la noria du bonheur. Quelle satisfaction de pouvoir assister à l’arrivée des machines à cette éclosion de sourires, à ces feux d’artifices dans les yeux. Notre plus belle récompense !

Lire le jour 6...


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